
Château de Montastruc
Repères
- Protection
- Inscrit MH
- Construction
- XIIIe siècle, remanié aux XVe et XVIIIe siècles
Présentation
Montastruc, monte astrucus, c'est le mont sous la bonne étoile, le mont heureux. Le nom dit bien l'esprit du lieu, tel que le raconte Philippe de Fitte : une maison simple malgré le prestige de sa façade, une maison de famille où l'on reste en Périgord, loin de Paris et de Versailles, avec l'élégance naturelle du XVIIIe siècle.
Le site est exceptionnel parce qu'il donne accès, presque d'un seul regard, à mille cinq cents ans d'architecture : grottes troglodytiques utilisées dès la préhistoire, poste d'observation romain, bastions gallo-romains, murailles de l'an mil, château gothique du XIIIe siècle, puis extension Louis XV à la belle façade néoclassique. Le rocher et la construction se mêlent au point qu'on distingue mal où s'arrête l'un et où commence l'autre.
Ségolène et Philippe de Fitte ont racheté Montastruc en 1998, alors qu'il était quasiment en ruine, et engagé à partir de 2000 une restauration devenue leur œuvre : vingt-cinq ans de chantier, au point de devoir aujourd'hui reprendre ce qu'ils avaient fait au début.
Le rocher sert d'abord de refuge. Les grottes, agrandies au burin depuis la préhistoire, accueillent des cérémonies funèbres et, selon les archéologues, des cultes druidiques de la fertilité, dont témoigne une Vénus de la terre datée du Ve siècle, déjà nimbée d'une aura de sainteté. Au-dessus, un poste d'observation romain surveille la route d'Agen à Périgueux, qui passe au pied des remparts.
À l'arrivée des Francs et à l'annexion de l'Aquitaine, on abandonne les grottes pour se concentrer sur la pointe de l'éperon. Une gorge est taillée à la main pour créer une île rocheuse, accessible par un pont de bois. Un fortin de bois y est élevé, auquel la pierre succède vers l'an mil. Le château seigneurial s'élève à partir de 1280 à 1300 et devient le château gothique, en L, avec sa tour d'escalier à la jonction des deux nefs.
La guerre de Cent Ans l'abîme durement. Bertrand d'Abzac, seigneur de Montastruc dans les années 1430, tient le parti anglais. Décapité, il vaut à son château un ordre de destruction destiné à intimider les seigneurs périgourdins. Faute de temps, on se contente de percer les toitures et de casser ce qui se casse facilement, dont la loggia gothique à colonnes et son balcon de dentelle de pierre, qui finit dans les douves. Le château est abandonné quelques années.
C'est Louis XI qui ordonne la reconstruction, par lettres patentes et avec un petit budget d'État, pour rendre à l'Aquitaine son commerce et ses recettes fiscales. On remonte un mur massif percé de quatre fenêtres à meneaux, qui bouche la blessure sans rétablir les voûtes : la maison, plus joyeuse au Moyen Âge, prend là son allure sévère.
Les guerres de religion touchent aussi Montastruc, assiégé la nuit de Noël 1568 par Montluc, qui obtient la reddition des protestants contre leur conversion. Il y aura encore une bataille au bas des remparts au temps des Frondes. Puis vient la paix du XVIIIe siècle, et son élégance : l'extension Louis XV, la façade à bossage très bordelaise, la terrasse d'agrément bâtie avec les pierres de la poterne, de la herse et du pont-levis démolis, et un pont de pierre à la place du pont-levis.
En mai 1940, Montastruc joue un dernier rôle historique. Les services secrets français exfiltrent la grande-duchesse Charlotte de Luxembourg et sa famille et les amènent ici, où ils resteront plusieurs mois sous la protection de la France, le temps d'obtenir les visas portugais qui leur permettront de gagner les États-Unis. Zita de Habsbourg, sœur du prince Félix de Bourbon-Parme, les y rejoint : Habsbourg et Luxembourg se retrouvent ainsi réunis dans le salon d'un château du Bergeracois.
Le château se lit en deux langues. Le gothique donne une pièce par nef, avec des salles de près de soixante-dix mètres carrés, des murs traversants qui forment l'ossature de la maison, une grande cheminée de 1280 et des plafonds à la française d'origine médiévale. Le Louis XV donne la cage d'escalier à rampe de fer forgé, qui a remplacé la tour d'escalier dont l'arrondi reste imprimé dans le mur, les grandes fenêtres, la lumière, les alcôves et les lambris. Certaines pièces mêlent les deux, décor Louis XV dans des fenêtres gothiques, ce qui change tout.
Parmi les éléments remarquables : les sols en pisé périgourdin, ces petits pavés dressés usés par les sabots, le parquet XVIIIe du grand salon en carrés de noyer et pin rouge du Sud-Ouest, les trumeaux Louis XV d'époque figurant les quatre saisons, les secrétaires et lingères taillés directement dans les lambris, l'oratoire aux départs de voûtes gothiques, et les grandes cuisines du XVIIIe siècle en sous-sol, avec plus de six mètres sous voûte, leur tournebroche encore fonctionnel, leur pompe du XIXe siècle, le petit four qui a donné son nom aux petits fours, et la boulangerie dont le four est intact.
La charpente mérite son détour. Reconstruite en 1475, elle utilise des chênes choisis sur pied par Jeanne de Beynac, veuve de Bertrand d'Abzac, qui répondit à son charpentier lui proposant des arbres de cinq cents ou de huit cents ans : pour Montastruc, évidemment huit cents. Ce sont donc des arbres germés après Clovis, dont les tiges montent d'un seul tenant jusqu'au faîtage, à près de quinze mètres. C'est l'une des rares charpentes encore entièrement du XVe siècle, et elle n'a pas bougé depuis, malgré un blocage d'urgence en diagonale posé à la reconstruction pour l'empêcher de verser.
La restauration
Le parti pris est explicite : garder la peau et l'âme de la maison ancienne, et assumer le contemporain pour ce qui est fonctionnel, plutôt que du faux Louis XV. La salle de bains de la chambre de maître en est l'exemple, où le carrelage médiéval, le plafond XVIIIe et les badigeons à la chaux cohabitent avec des équipements modernes.
Le travail a consisté pour beaucoup à défaire le XIXe siècle. Dans le grand salon familial, les murs et le plafond avaient été plâtrés, la cheminée médiévale masquée et transformée en alcôve à statue. Ce sont les trous du plâtre, sous lesquels on plaçait des seaux pour recueillir l'eau des greniers, qui ont révélé ce qui se cachait dessous. Déplâtrage, enduits à la chaux et badigeons ont rendu les couleurs retrouvées sous le plâtre. Ailleurs, en retirant les marbres de cheminées de 1860, on retrouve les jambages Louis XV ou Louis XVI d'origine.
Les décors peints ont demandé des artisans rares. La peinture à la chaux de la salle à manger reprend la couleur d'origine relevée sur les huisseries du château : cinq couches, d'un bleu très foncé jusqu'à un gris pâle transparent, avec saponification finale. Dans le grand salon, la couleur reproduite paraissait plate et décevante, jusqu'à ce que le peintre fasse acheter de la bière blonde, y verse deux cuillères de terre de Sienne et brosse tout son travail à l'éponge avant de nettoyer à l'eau claire : le pigment s'est glissé dans chaque rainure, révélant une profondeur et des lignes qu'on ne voyait plus. Les trumeaux, devenus illisibles sous des vernis passés par-dessus la crasse, n'ont eu besoin d'aucune retouche, seulement d'un nettoyage et d'un vernis à l'ancienne. Une fenêtre gothique a été remise en valeur avec les monuments historiques, et une galerie laissée vierge au XVIIIe siècle a été entièrement recloisonnée en deux chambres, dans l'esprit de la maison.
Reste beaucoup. Les façades du XVIIIe siècle donnant sur les douves sont dans l'état où était la cour d'honneur en 1998, avec des pierres lépreuses rongées par le sel, qu'il faut reprendre en profondeur, coudre au fil de cuivre et coller à la chaux liquide, puis retravailler pour que la patine soit indistinguable. La différence entre la blondeur des écuries déjà restaurées et la tristesse des façades restantes dit tout le chemin. S'y ajoutent le réseau hydraulique et les douves, les bastions gallo-romains, les grottes, l'escalier de service détruit par des générations de bûches jetées plutôt que portées, et l'entretien perpétuel des cuisines en sous-sol, où l'eau remonte depuis que les feux ne chauffent plus. Une bataille, dit le propriétaire, perdue d'avance et qui ne s'arrêtera jamais.
Le château est aujourd'hui une propriété privée. Montastruc est une maison habitée, ce qui surprend les visiteurs : le propriétaire s'amuse de ceux qui lui demandent s'il mange vraiment dans sa salle à manger, alors qu'il n'y en a pas d'autre. La bibliothèque, organisée par pans de spécialité et doublée d'un cabinet de curiosités, reste le cœur de la maison.
Le château ouvre exceptionnellement et gratuitement au public lors des Journées européennes du patrimoine, avec l'aide du club de lecture local pour assurer les visites guidées. Il se loue par ailleurs à l'occasion, notamment pour des événements ou des mariages, et le pigeonnier, qui a gardé ses boulins tout en étant aménagé avec cuisine et douche, sert volontiers de chambre aux jeunes mariés. Le parc comprend un arboretum, une collection d'arbres rares et de belles écuries du XVIIe siècle entièrement conçues autour de l'usage d'une calèche.
Le saviez-vous ?
Une grande-duchesse en exil
Pendant la Seconde Guerre mondiale, le château accueillit la grande-duchesse Charlotte de Luxembourg, chassée de son pays.
Vidéos
Galerie
Présentation
Montastruc, monte astrucus, c'est le mont sous la bonne étoile, le mont heureux. Le nom dit bien l'esprit du lieu, tel que le raconte Philippe de Fitte : une maison simple malgré le prestige de sa façade, une maison de famille où l'on reste en Périgord, loin de Paris et de Versailles, avec l'élégance naturelle du XVIIIe siècle.
Le site est exceptionnel parce qu'il donne accès, presque d'un seul regard, à mille cinq cents ans d'architecture : grottes troglodytiques utilisées dès la préhistoire, poste d'observation romain, bastions gallo-romains, murailles de l'an mil, château gothique du XIIIe siècle, puis extension Louis XV à la belle façade néoclassique. Le rocher et la construction se mêlent au point qu'on distingue mal où s'arrête l'un et où commence l'autre.
Ségolène et Philippe de Fitte ont racheté Montastruc en 1998, alors qu'il était quasiment en ruine, et engagé à partir de 2000 une restauration devenue leur œuvre : vingt-cinq ans de chantier, au point de devoir aujourd'hui reprendre ce qu'ils avaient fait au début.
Le rocher sert d'abord de refuge. Les grottes, agrandies au burin depuis la préhistoire, accueillent des cérémonies funèbres et, selon les archéologues, des cultes druidiques de la fertilité, dont témoigne une Vénus de la terre datée du Ve siècle, déjà nimbée d'une aura de sainteté. Au-dessus, un poste d'observation romain surveille la route d'Agen à Périgueux, qui passe au pied des remparts.
À l'arrivée des Francs et à l'annexion de l'Aquitaine, on abandonne les grottes pour se concentrer sur la pointe de l'éperon. Une gorge est taillée à la main pour créer une île rocheuse, accessible par un pont de bois. Un fortin de bois y est élevé, auquel la pierre succède vers l'an mil. Le château seigneurial s'élève à partir de 1280 à 1300 et devient le château gothique, en L, avec sa tour d'escalier à la jonction des deux nefs.
La guerre de Cent Ans l'abîme durement. Bertrand d'Abzac, seigneur de Montastruc dans les années 1430, tient le parti anglais. Décapité, il vaut à son château un ordre de destruction destiné à intimider les seigneurs périgourdins. Faute de temps, on se contente de percer les toitures et de casser ce qui se casse facilement, dont la loggia gothique à colonnes et son balcon de dentelle de pierre, qui finit dans les douves. Le château est abandonné quelques années.
C'est Louis XI qui ordonne la reconstruction, par lettres patentes et avec un petit budget d'État, pour rendre à l'Aquitaine son commerce et ses recettes fiscales. On remonte un mur massif percé de quatre fenêtres à meneaux, qui bouche la blessure sans rétablir les voûtes : la maison, plus joyeuse au Moyen Âge, prend là son allure sévère.
Les guerres de religion touchent aussi Montastruc, assiégé la nuit de Noël 1568 par Montluc, qui obtient la reddition des protestants contre leur conversion. Il y aura encore une bataille au bas des remparts au temps des Frondes. Puis vient la paix du XVIIIe siècle, et son élégance : l'extension Louis XV, la façade à bossage très bordelaise, la terrasse d'agrément bâtie avec les pierres de la poterne, de la herse et du pont-levis démolis, et un pont de pierre à la place du pont-levis.
En mai 1940, Montastruc joue un dernier rôle historique. Les services secrets français exfiltrent la grande-duchesse Charlotte de Luxembourg et sa famille et les amènent ici, où ils resteront plusieurs mois sous la protection de la France, le temps d'obtenir les visas portugais qui leur permettront de gagner les États-Unis. Zita de Habsbourg, sœur du prince Félix de Bourbon-Parme, les y rejoint : Habsbourg et Luxembourg se retrouvent ainsi réunis dans le salon d'un château du Bergeracois.
Le château se lit en deux langues. Le gothique donne une pièce par nef, avec des salles de près de soixante-dix mètres carrés, des murs traversants qui forment l'ossature de la maison, une grande cheminée de 1280 et des plafonds à la française d'origine médiévale. Le Louis XV donne la cage d'escalier à rampe de fer forgé, qui a remplacé la tour d'escalier dont l'arrondi reste imprimé dans le mur, les grandes fenêtres, la lumière, les alcôves et les lambris. Certaines pièces mêlent les deux, décor Louis XV dans des fenêtres gothiques, ce qui change tout.
Parmi les éléments remarquables : les sols en pisé périgourdin, ces petits pavés dressés usés par les sabots, le parquet XVIIIe du grand salon en carrés de noyer et pin rouge du Sud-Ouest, les trumeaux Louis XV d'époque figurant les quatre saisons, les secrétaires et lingères taillés directement dans les lambris, l'oratoire aux départs de voûtes gothiques, et les grandes cuisines du XVIIIe siècle en sous-sol, avec plus de six mètres sous voûte, leur tournebroche encore fonctionnel, leur pompe du XIXe siècle, le petit four qui a donné son nom aux petits fours, et la boulangerie dont le four est intact.
La charpente mérite son détour. Reconstruite en 1475, elle utilise des chênes choisis sur pied par Jeanne de Beynac, veuve de Bertrand d'Abzac, qui répondit à son charpentier lui proposant des arbres de cinq cents ou de huit cents ans : pour Montastruc, évidemment huit cents. Ce sont donc des arbres germés après Clovis, dont les tiges montent d'un seul tenant jusqu'au faîtage, à près de quinze mètres. C'est l'une des rares charpentes encore entièrement du XVe siècle, et elle n'a pas bougé depuis, malgré un blocage d'urgence en diagonale posé à la reconstruction pour l'empêcher de verser.
La restauration
Le parti pris est explicite : garder la peau et l'âme de la maison ancienne, et assumer le contemporain pour ce qui est fonctionnel, plutôt que du faux Louis XV. La salle de bains de la chambre de maître en est l'exemple, où le carrelage médiéval, le plafond XVIIIe et les badigeons à la chaux cohabitent avec des équipements modernes.
Le travail a consisté pour beaucoup à défaire le XIXe siècle. Dans le grand salon familial, les murs et le plafond avaient été plâtrés, la cheminée médiévale masquée et transformée en alcôve à statue. Ce sont les trous du plâtre, sous lesquels on plaçait des seaux pour recueillir l'eau des greniers, qui ont révélé ce qui se cachait dessous. Déplâtrage, enduits à la chaux et badigeons ont rendu les couleurs retrouvées sous le plâtre. Ailleurs, en retirant les marbres de cheminées de 1860, on retrouve les jambages Louis XV ou Louis XVI d'origine.
Les décors peints ont demandé des artisans rares. La peinture à la chaux de la salle à manger reprend la couleur d'origine relevée sur les huisseries du château : cinq couches, d'un bleu très foncé jusqu'à un gris pâle transparent, avec saponification finale. Dans le grand salon, la couleur reproduite paraissait plate et décevante, jusqu'à ce que le peintre fasse acheter de la bière blonde, y verse deux cuillères de terre de Sienne et brosse tout son travail à l'éponge avant de nettoyer à l'eau claire : le pigment s'est glissé dans chaque rainure, révélant une profondeur et des lignes qu'on ne voyait plus. Les trumeaux, devenus illisibles sous des vernis passés par-dessus la crasse, n'ont eu besoin d'aucune retouche, seulement d'un nettoyage et d'un vernis à l'ancienne. Une fenêtre gothique a été remise en valeur avec les monuments historiques, et une galerie laissée vierge au XVIIIe siècle a été entièrement recloisonnée en deux chambres, dans l'esprit de la maison.
Reste beaucoup. Les façades du XVIIIe siècle donnant sur les douves sont dans l'état où était la cour d'honneur en 1998, avec des pierres lépreuses rongées par le sel, qu'il faut reprendre en profondeur, coudre au fil de cuivre et coller à la chaux liquide, puis retravailler pour que la patine soit indistinguable. La différence entre la blondeur des écuries déjà restaurées et la tristesse des façades restantes dit tout le chemin. S'y ajoutent le réseau hydraulique et les douves, les bastions gallo-romains, les grottes, l'escalier de service détruit par des générations de bûches jetées plutôt que portées, et l'entretien perpétuel des cuisines en sous-sol, où l'eau remonte depuis que les feux ne chauffent plus. Une bataille, dit le propriétaire, perdue d'avance et qui ne s'arrêtera jamais.
Le château est aujourd'hui une propriété privée. Montastruc est une maison habitée, ce qui surprend les visiteurs : le propriétaire s'amuse de ceux qui lui demandent s'il mange vraiment dans sa salle à manger, alors qu'il n'y en a pas d'autre. La bibliothèque, organisée par pans de spécialité et doublée d'un cabinet de curiosités, reste le cœur de la maison.
Le château ouvre exceptionnellement et gratuitement au public lors des Journées européennes du patrimoine, avec l'aide du club de lecture local pour assurer les visites guidées. Il se loue par ailleurs à l'occasion, notamment pour des événements ou des mariages, et le pigeonnier, qui a gardé ses boulins tout en étant aménagé avec cuisine et douche, sert volontiers de chambre aux jeunes mariés. Le parc comprend un arboretum, une collection d'arbres rares et de belles écuries du XVIIe siècle entièrement conçues autour de l'usage d'une calèche.
Le saviez-vous ?
Une grande-duchesse en exil
Pendant la Seconde Guerre mondiale, le château accueillit la grande-duchesse Charlotte de Luxembourg, chassée de son pays.
